Route sans Frontière Parrainages apporte un soutien moral et financier à Senden Home. Cette aide est apportée par des dons ponctuels ou des dons réguliers.
Toute action permettant de collecter des fonds est la bienvenue.
Nous proposons des parrainages soit d’un enfant en particulier, soit de l’ensemble du foyer. Le parrainage individuel permet aussi d’apporter un soutien moral à l’enfant.
Notre aide financière permet à SENDEN HOME d’œuvrer sur 2 pôles :
1) Fonctionnement du CENTRE DE BINANGONAN
Depuis Mai 2009 , c’est le lieu unique d’accueil des enfants. Le foyer est situé au 354 Quarry Road, PANTOK – DARANGAN – BINANGONAN – RIZAL. Ce Centre peut héberger environ 50 garçons.
C’est à la fois un Centre d’accueil et d’hébergement temporaire qui fonctionne pour l’enfant comme un lieu de transit entre la rue et le retour à la maison . Les enfants qui sont accueillis ont entre de 7 et 12 ans. Ils ont généralement vécu un certain temps dans la rue. Pendant que l’enfant est hébergé au Centre, les assistantes sociales essaient de retrouver ses parents ou sa famille.
Lorsque l’enfant est au Centre :
– il a un abri,
– il a de quoi manger (3 repas par jour et 2 petits goûters),
– il reçoit les soins médicaux nécessaires,
– il a des vêtements corrects,
– il reçoit sur place, un enseignement adapté (apprentissage de la lecture et de l’écriture – développement de la créativité),
– il fait des sorties et a suffisamment de temps pour faire du sport et s’amuser,
– on lui donne des principes de vie en communauté et d’hygiène (ainsi, les enfants font le ménage, la vaisselle et leur lessive).
Les services sociaux s’efforcent :
– de faire des recherches dans le passé de l’enfant, de produire des papiers légaux (certificats de naissance, etc…),
– de faciliter le retour éventuel de l’enfant dans sa famille,
– de guider et de conseiller parents et enfants.
En 12 à 18 mois, les enfants se familiarisent avec la vie en groupe et l’on trouve pour eux une solution à long terme, soit le retour en famille, soit l’hébergement à long terme au foyer.
C’est aussi un Centre d’hébergement à long terme :
C’est un foyer pour les garçons qui ne peuvent pas retourner chez eux (soit on n’arrive pas à retrouver les parents ni la famille, soit le retour de l’enfant n’est pas désiré). Tous les garçons sont scolarisés en dehors du Centre, dans des écoles primaires ou secondaires. ls participent à toutes les tâches ménagères. Ils participent à l’élevage de porcs, de volailles, et aux travaux de jardinage, après l’école.
Les services sociaux :
– continuent de faire des recherches dans le passé de l’enfant,
– font des visites régulières dans les familles (lorsqu’il y en a) pour préparer un retour éventuel de l’enfant,
– guident et conseillent les familles et les enfants.
2) Programme d’aide aux familles (FAMILY OUTREACH PROGRAM)
Environ 60 enfants sont pris en charge. Cela permet aussi à de nombreuses familles d’être soutenues et aidées.
Les bénéficiaires sont généralement des enfants qui ont été hébergés au foyer et qui ont pu ensuite retourner dans leurs familles. Dans ce programme, Senden Home s’occupe aussi des filles, quand la pauvreté les empêche d’aller à l’école.
Senden Home essaie de donner une éducation primaire, puis secondaire à ces enfants et prend en charge les frais de scolarité et de transport, les uniformes, les livres et fournitures scolaires. Les enfants sont accompagnés jusqu’à la fin de leur scolarité et dans leur formation professionnelle.
Senden Home donne aussi à la famille de l’enfant une petite aide financière et une aide alimentaire. Les soins médicaux nécessaires sont donnés si besoin est.
Un dimanche par mois, les parents ou tuteurs et les enfants se rassemblent pour des sessions d’éducation familiale et autres sujets liés à la vie de famille. Des travailleurs sociaux rendent régulièrement visite aux familles et aux enseignants responsables des enfants. Ils guident et conseillent parents et enfants.
Une association des » anciens de Senden Home » s’est créée. Elle est au service de tous les anciens gamins qui ont été pris en charge par Senden Home lorsqu’ils étaient enfants. Elle offre une aide dans la recherche d’emploi et une aide financière ponctuelle (lorsque cela semble nécessaire).Les demandes sont alors étudiées au cas par cas. Le témoignage de ces » anciens de Senden Home » qui s’en sont sortis est riche d’espoir pour les plus jeunes.
Le foyer a la charge des salaires d’une équipe de 13 personnes: travailleurs sociaux, éducateurs, et personnel attaché au foyer.
Catégorie : Senden Home éducateurs
Historique de Senden Home, foyer d’enfants des rues à Manille – Philippines
Télécharger la doc sur Senden Home
Lorsque le père Francis Senden était directeur de l’ASI (Asian Social Institute : institut de formation universitaire en sociologie, en sciences sociales et en économie), il a pris connaissance des différents problèmes socio-économiques du pays. Une de ses nombreuses préoccupations était la condition de vie misérable d’innombrables enfants des rues qui parcouraient la ville à la recherche de nourriture, d’un abri, d’attention et d’amour. Il était devenu ami avec un groupe de gamins des rues qui surveillaient les voitures devant l’hôtel Enrico.
Le père Senden se rendit compte qu’il faudrait beaucoup de temps et de patience pour aider ces enfants à surmonter le sentiment d’insécurité qu’ils éprouvaient (sentiment dû à la pauvreté et au déracinement) et l’apparente dureté qu’ils montraient (due à un fort instinct de survie dans la jungle de la rue). Mais il savait aussi qu’avant de toucher leurs cœurs, il devait nourrir leurs ventres affamés, leur donner des vêtements, leur trouver un toit qu’ils pourraient appeler leur » maison « .
Quand le Père est mort, le 22 août 1973, on a trouvé un petit mot sur son bureau : » réveillez-moi à 7 heures « . A côté, il y avait un billet de 20 pesos (5 francs) pour aller payer un petit déjeuner à ses jeunes amis sans abri.
Sa mort a donné la force à ses nombreux amis de faire aboutir son rêve. Des ressources financières limitées n’ont pas anéanti leur enthousiasme et leur détermination :
4 mois plus tard naissait Senden Home, le fruit d’une graine que le Père Senden avait semée avec amour.
Le 2 février 1974, Senden Home a ouvert ses portes aux 15 premiers gamins de la rue qui sont devenus les co-fondateurs du Senden Home d’aujourd’hui.
Départ pour Manille de Marie-Paule et Jean-Jacques
Le 4 Janvier 2012, Jean Jacques et Marie Paule partiront à Manille rendre visite aux enfants et à leurs éducateurs.
Ils séjourneront parmi les enfants au foyer de Binangonan et leur transmettront vos affectueuses pensées. Ils rendront également visite aux enfants parrainés qui vivent dans leurs familles.
Ils souhaitent informer les nouveaux parrains que ce voyage est pris en charge par eux mêmes et non pas par l’association.
diapo 2011
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Senden Home en images
ET TOUJOURS LE DIAPORAMA COMPLET présenté par Jean-Jacques et Marie-Paule au cours de l’AG
(Les enfants des rues – Senden Home – Les acteurs du foyer – Retrouvez vos filleuls)
20 ans déjà
Les premiers parrainages d’enfants ont débuté en 1990 , ce qui fait maintenant 20 ans !
L’association permet à des enfants de sortir de la rue, d’être hébergés dans le foyer, d’être scolarisés et pris en charge jusqu’à la fin de leurs études.
La priorité est donnée à la réintégration de l’enfant dans sa famille, lorsque celle ci peut être retrouvée. Un suivi dans la famille est alors organisé, avec la prise en charge de la scolarité de l’enfant ,un soutien familial et une petite aide alimentaire mensuelle.
En janvier 2011 :
– 62 enfants sont parrainés individuellement
– 70 personnes parrainent l’ensemble du foyer
– des donateurs ponctuels.
BIENVENUE AUX NOUVEAUX PARRAINS ET MARRAINES de l’association qui nous ont rejoints en 2011!
Don du Rotary Club de PAU
Juin 2011
Francine Poutou, présidente du Rotary Club de Pau, a remis dernièrement deux chèques de 1000 €, sommes récoltées le 3 avril dernier lors du loto organisé à la salle Forgues à Lons, dont l’un à Route sans Frontière Parrainages.
Marie-Paule Choulot et Jean-Jacques ont souligné l’importance de tous les dons. Ils rappellent que, versés intégralement, ils permettent à Sender Home d’œuvrer pour le fonctionnement du centre de Binangonan qui reçoit plus de 50 garçons et que les familles d’une soixantaine d’enfants sont également aidées.
Inondations Septembre 2009 à Manille
Aux Philippines, le bilan du typhon Ketsana, qui a provoqué les pires inondations depuis quarante ans, n’en finit pas de s’alourdir. Le gouvernement philippin a revu nettement à la hausse, mardi 29 septembre, le nombre de décès, qui s’élèveraient à au moins 240 morts, et fait état de 375 000 sans-abri.
Les quatre cinquièmes de la capitale, Manille, qui compte 15 millions d’habitants, ont été atteints par les eaux.
Réfugiés dans des gymnases, des écoles ou d’autres abris de fortune, des sinistrés, peu habitués des lieux, ont également afflué mardi matin au palais Malacanang de Manille, siège de la présidence philippine, ouvert exceptionnellement par Gloria Arroyo. Des vivres leur ont été distribués.
Les pluies torrentielles qui se sont abattues samedi neuf heures durant sur la région de Manille ont aussi provoqué des glissements de terrain meurtriers dans la province adjacente de Rizal. Ce déluge a des conséquences d’autant plus dramatiques que Manille est construite sur une plaine alluviale, avec un réseau d’égouts vétuste ou inexistant, en particulier dans les bidonvilles, où s’entassent près de deux millions de personnes et où la densité de la population peut atteindre 80 000 habitants au kilomètre carré. En moyenne, les trois quarts des familles des bidonvilles à Manille sont des résidents à long terme, certains depuis deux décennies. Leurs populations sont les plus vulnérables aux catastrophes naturelles.
Trois jours après le passage de Ketsana, les autorités, qui ont lancé, lundi 28 septembre, un appel à l’aide internationale, admettent qu’elles sont débordées par l’afflux de sans-abri. Selon un dernier bilan, les autorités estiment à 1,94 million le nombre de sinistrés, sur les 92 millions d’habitants que compte le pays, alors que 319 547 personnes ont trouvé place dans des centres d’accueil d’urgence.
« Près de 80 % des centres de santé sont détruits à Manille, et à l’est de la ville le sol est recouvert de 30 centimètres de boue », a indiqué Elizabeth Byrs, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). L’organisation onusienne, qui prévoit de lancer ces prochains jours un appel de fonds, a envoyé sur place une équipe chargée d’évaluer les besoins. « La priorité c’est la distribution de la nourriture et de médicaments pour les sans-abri et les personnes entassées dans les bâtiments publics et les églises », a souligné Mme Byrs.
Fin d’année scolaire 2010
Août 2010
Voici les résultats scolaires importants des jeunes pris en charge par Senden Home:
• 2 garçons (âgés de 21 et 18 ans) et une jeune fille ( 19 ans) ont terminé avec succès leur formation professionnelle. ( BTS en électricité générale, BTS en informatique, BTS en ingénierie)
• 4 garçons et une jeune fille ont terminé leurs études secondaires et vont entreprendre des études supérieures pour une durée de 3 à 4 ans.
• L’ensemble des enfants passe dans la classe supérieure.
• 1 garçon et une fille de 17 ans vont interrompre leurs études en raison de trop grandes difficultés scolaires.
* Une fête avec remise de diplôme a été organisée en avril dans chaque établissement scolaire, ainsi qu’à Senden Home, le 30 mai 2010.
* 10 garçons du foyer ont pu réintégrer leurs familles après des mois , (des années pour certains) passées à Senden Home. Ce retour en famille n’a été possible qu’après des mois de préparation tant du côté des parents que des enfants.
Ces enfants continuent à être pris en charge dans le programme d’aide aux familles, et sont rassemblés à Senden Home, le 3ème dimanche de chaque mois pour une journée de rencontre et de prise en charge.
Caroline et Loup à Senden Home
Sept/oct 2011
Caroline et Loup à Senden Home
Caroline, jeune éducatrice spécialisée diplômée, est allée passer 5 semaines au foyer , accompagnée de son ami Loup. Ils ont travaillé comme bénévoles auprès des enfants et secondé les éducateurs. Ils ont aussi expérimenté la mousson et ses pluies parfois diluviennes. Ils ont dû retarder leur retour en France de 10 jours.
Caroline nous raconte leur séjour et leurs émotions dans ce document à lire absolument.

